Université Peleforo GON COULIBALY, Cote d'Ivoire (Ivory Coast)
Après 45 ans d’expérimentation, la décentralisation, qui a suscité tant d’enthousiasme en Côte d’Ivoire au début des années 1980, peine toujours à atteindre le développement local inclusif souhaité. Les attentes et les besoins exprimés par la population locale ne sont toujours pas pris en compte par les élus locaux dans leurs initiatives de développement. Cela pose un certain nombre de défis à la gouvernance locale : une crise de légitimité, des ressources financières en baisse et surtout le défi d’une action efficace qui nécessite la contribution de tous. Comment les populations locales, marginalisées par le discours des élus locaux, peuvent-elles contribuer à la prise de décision qui les touche dans les projets de développement ? L’objectif de cette étude est de montrer que le Budget participatif est un outil approprié pour la participation citoyenne face au déficit de communication entre les différents acteurs du développement local. Les résultats montrent que le budget participatif, contextualisé et appliqué comme outil de débat démocratique au sein des mécanismes de gestion des affaires locales, est un instrument indiqué pour choisir les actions de développement à mener, comme ce fut le cas à Porto Alegre au Brésil et à Yakassé-Attobrou en Côte d’Ivoire. La vulgarisation de ce type de mécanisme de participation citoyenne permettra d’éviter le décalage entre l’investissement municipal et les besoins exprimés par les populations d’Alépé et de Taabo. Son efficacité dépend toutefois de la volonté des élus locaux à s’engager dans des processus décisionnels transparents et inclusifs.
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Friday, June 13, 2025
09:00 - 10:45 GMT
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