Theme: 1. Human-Nature-Technology: Interactions and Responses
Claire Dutrait
Aix-Marseille University, France
Yann Philippe Tastevin
CNRS and Université Cheikh Anta Diop, Senegal
Gorgui Mayoro Asta Gueye
Président de l'association GARAB (Sebikotane), Senegal
Mathieu Gueye
IFAN Cheikh Anta DIOP, Senegal
Moustapha Bassimbé Sagna
Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Senegal
Philippe Lavigne Delville
Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Senegal
Mamadou Kandji
Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Senegal
Emilie Guitard
French National Center for Scientific Research (CNRS), France
Laloi Chloé
French National Center for Scientific Research (CNRS), Senegal
Souleymane Balde
Centre Tadjabone de Sebikotane, Senegal
Maximilien Pouye
Association GARAB, projet Ndoun, Sebikotane, Senegal
Gana Fall
Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Senegal
Mamadou Diol
Compagnie Kaddu Yaraax, Senegal
Fadel Wade
RAPEN, Bargnu, Senegal
Marion Louisgrand
Kër Thiossane, Senegal
Fatima Sall
Collège universitaire d’architecture de Dakar, Senegal
Salifou Boukary
Collège universitaire d’architecture de Dakar, Senegal
Roundtable Abstract:
Comment régénérer et accompagner une forêt urbaine ? L’objectif est de poser les principes d’actions d’un comité de suivi arts-sciences-société pour la régénération et l’accompagnement d’une forêt urbaine à Sebikotane (Sénégal).
Enjeux: Au Sénégal, une forêt ne dure que si elle est intégrée dans un réseau d’attachements serrés, se jouant à plusieurs échelles (familiale, communautaire, nationale voire internationale). Régénérer une forêt suppose de porter attention à des questions diverses: foncier, sols, circulation de l’eau, rythmes agricoles, services écosystémiques mais aussi mémoires familiales et communautaires, rituels, récits communs accordant les usages et renforçant les liens.... Régénérer une forêt suppose de générer tout un monde avec elle pour en prendre soin et vivre avec.
La gouvernance d’un tel projet est complexe parce qu’elle mêle des savoirs d’expertise différents (relevant de plusieurs disciplines), appartenant à plusieurs registres (experts scientifiques, experts praticiens), qu’il s’agit d’articuler à des usages instaurés diversement (institutions et traditions). Elle est ici stratégique parce que la forêt à régénérer se situe dans une zone en pleine mutation urbaine, dans laquelle les usages et les pratiques de vie changent.
Il s’agit ainsi de dégager les principes d’action d’un collectif hybride dans un monde incertain, pour régénérer une forêt potentielle.
Contexte : La ville de Sebikotane était connue pour ses vergers, sa verdure et son refuge forestier. Elle est aujourd’hui sous très forte pression urbaine. Chaque aménagement est l’occasion de prendre sur le domaine végétal, privé ou public, de manière formelle, informelle voire illégale.
En 2022 l’association GARAB s’est montée pour régénérer une forêt urbaine. Une première recension des arbres dans la zone a été réalisée scientifiquement. De premiers arbres ont été plantés grâce au dynamisme des associations locales. Des artistes sont venus régénérer la mémoire de la forêt.
La dynamique est là, mais tout reste à faire pour faire exister et accompagner ce parc forestier dans une ville en pleine expansion.
Organisation : La multiplicité d’acteurs sollicités préfigure la composition du comité de suivi : chercheurs, présidents d’associations, formateurs, architectes et artistes, ayant des expertises diverses : locales, continentale et internationales.
La table ronde pourra être précédée d’une pièce de théâtre forum ouverte au public lors du ConFest. Dans un premier temps il y aura recherche d’accord sur les attentions à porter pour régénérer durablement une forêt. Dans un deuxième temps, il s’agira d’imaginer les actions permettant de soutenir les attentions indispensables à la régénération de la forêt.